derrière ma porte

29 juillet 2010

Dent le train !

Publié par littleblue dans Journal intime

Je suis dans le train et j’ai perdu une dent tout à l’heure.

Une petite dent en bas mais tout au milieu

ALORS TRES VISIBLE !!!

Et le gout de sang … 

J’AI PEUR ! 

14 février 2009

little blues

Publié par littleblue dans mes plus beaux poemes

Ton absence à mes cotés

me laisse à penser

que tu n’es pas très attaché

aux festivités du 14 février.

 

13 février 2009

Lui, Gai pied, etc …

Publié par littleblue dans Journal intime

Je profite d’une balade à Paris en ce mois d’aout 1991 pour acheter le dernier numéro de Gai pied. Je l’achète parce que je suis à Paris, parce que je suis anonyme et que je passe davantage inaperçu dans ce kiosque de la gare de Lyon que dans un bureau de tabac de Saint-Etienne. Je ne peux tout de meme pas m’empecher d’avoir le coeur qui bat en achetant ce magazine « interdit ». A peine acheté, je cache l’hebdo dans mon sac. J’attendrai d’etre rentré chez moi pour commencer ma lecture meme si j’en meurs d’envie. Ce ne sont pas les articles qui m’interessent dans Gai pied mais les pages centrales, les pages roses, les petites annonces. Je sais que je ne m’endormirai pas avant d’en avoir lu l’intégralité. Je lis les annonces et fait de petites croix en face de certaines d’entre elles. J’ai 25 ans et je n’ai jamais embrassé un garçon.

Autre expérience.Je me souviens qu’il y a 8 ans, à Saint-Etienne, j’avais fait le guet de nombreuses minutes devant un kiosque à journaux pour m’acheter LUI. C’était ma période hétéro. J’ai attendu qu’il n’y ait plus aucun client en vue avant de me précipiter vers le vendeur pour acheter mon magazine. L’homme est agé, moi je suis mineur, j’ai 17 ans… Il me demande mon age, je lui réponds 18 ans. Je vois à son visage qu’il ne me croit pas mais il me tend tout de meme le magazine… Première victoire pour le jeune homme timide que je suis alors!

Huit ans plus tard, des annonces cochées dans Gai pied, je n’en ai  retenue aucune mais l’idée m’est venue que je pourrais peut-etre passer moi-meme une annonce. C’est une annonce bien soft dans laquelle je dis mon désir de venir vivre à Paris et que dans cette éventualité, j’aimerais avoir des contacts avec des parisiens pour « visiter, amitié, correspondre ».

Je reçois six réponses. Certaines ne correspondent en rien à ma demande, notamment celle d’un couple de mecs me proposant un plan à trois…  A cette époque je suis tellement loin de ça. Un autre m’écrit que si je trouve un appartement, il serait interessé par une colocation et enfin j’ai quelques propositons d’hébergement dans ce que j’appellerais des banlieues lointaines… Mais surtout, il y a la lettre de Christophe. C’est le début d’une correspondance quotidienne! Chapeau La Poste! Je reçois chaque jour une lettre ou une cassette, ou une petite carte de sa part. C’est, à ce jour, les plus belles lettres que j’ai reçues, belles aussi bien dans la forme que dans le fond. Assurément, j’étais tombé sur quelqu’un de très cultivé et ça me donnait je l’avoue un petit complexe. Puis un jour un coup de téléphone : c’est lui. Un garçon cultivé certes et bavard en plus. J’adore! Nous parlons plus d’une heure au téléphone, il me fait part de son envie de me connaitre et me propose de venir passer un weekend à Paris. Je lui dis que je vais faire mon possible pour que nous puissions enfin nous rencontrer. Lorsque je raccroche enfin le téléphone, mes joues sont en feu! Il faut que je fasse le pas. Je dois monter à Paris. Je prends un risque, c’est vrai. Je ne le connais pas, mais j’ai vu la qualité de ces lettres, j’ai entendu sa voix. Je n’ai pas de photo de lui, ni lui de moi…Il faut laisser une part de découverte.

Je prends donc mon billet de train pour Paris non sans etre envahi par un immense trac. Après deux mois de correspondance assidue, j’ai l’impression d’un peu le connaitre. Reste à mettre un physique sur cette voix. Je n’ai pas beaucoup d’argent mais en garçon prudent, je réserve un hotel quai de la Mégisserie.

J’arrive à Paris et file déposer mon sac à l’hotel puis je l’appelle. Il habite le XIIIème arrondissement. Il me dit comment venir jusqu’au métro Glacière. Nous ferons connaissance en direct, sur le quai du métro. Il me dit qu’il sera assis en train de lire.

Lorsque je le vois, je ne suis pas déçu. C’est un garçon « normal » comme moi, qui lit de temps en temps Gai pied et répond à des petites annonces. Je suis tellement soulagé qu’il soit bavard, tout se passe tellement plus facilement ainsi. Nous parlons jusqu’à une heure avancée de la nuit, heure après laquelle il n’y a plus de métro… Il m’en fait la remarque. Il me propose d’aller chercher mes affaires à l’hotel et de passer le weekend chez lui. Il ne me laisse pas assez de temps. Plutot mourir que de lui avouer que je n’ai jamais embrassé un garçon et encore moins fait l’amour. 25 ans et puceau, j’ai un peu honte et plus les années passent, plus cette situation me pèse. 

Il me demande de l’embrasser. Je lui demande de m’appeler un taxi.

Il me dit que je suis « torturé ». J’ai seulement peur. Peur de ne pas etre à la hauteur. Je me sens fragile. Je suis redevenu un enfant sauvage.

Je pars sans l’embrasser. Le taxi me ramène à l’hotel quai de la Mégisserie où j’ai une chambre sous les toits. Pour atteindre la fenetre, il me faut monter sur une chaise. J’ouvre la fenetre, l’air est frais. J’aperçois la Conciergerie et la Seine. Je pense à Christophe et à mes peurs.

C’est ma première nuit blanche à Paris.       

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